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Un peu (beaucoup) de retard pour réagir au tout premier commentaire reçu de loukoum°°°:

Par contre je ne suis pas retournée au R depuis qu’il y a eu ce que j’appelle un ré-agencement: plus de bar lounge en bas mais des tables… et moi manger en vitrine ça ne me dit rien. Sincèrement, tu penses quoi de ces changements?

Lescalier du R

L'escalier du "R"

Eh bien que le petit coin fumeur aménagé dans la rue avec quelques chaises, tables basses et petits arbres en pot crée une distance suffisante, d’autant que la façade anonyme de l’endroit n’attire guère les regards curieux (et puis franchement, est-il si compromettant d’être vu s’extasier sur les artistiques bouchées du menu d’inspiration kaiseki ?

Quant au bar-lounge déménagé à l’étage (Loukoum°°° , tu ne m’en voudras pas si  je te pique ta photo d’escalier?),  il est fort agréable et calme, avec toute la place pour se vautrer sur les immenses canapés, et j’y ai découvert (pas cette fois-ci, mais lors d’un précédent et printanier passage)  une délicieuse variante de mojito sans alcool qui mérite d’être citée :

Mojito à la pomme

Mojito à la pomme verte (sans alcool)

Pour un verre (mais il faudra certainement en refaire au moins un suivant !)

Un doigt de sirop de pomme verte
Deux ou trois branches de menthe fraîche
Un demi citron vert
Eau gazeuse
Glaçons

Garder une branche de menthe pour la décoration.
Effeuiller les autres branches et écraser les feuilles au fond du verre.
Ajouter le sirop et le jus de citron vert, allonger d’eau gazeuse.
Compléter avec les glaçons et la branche de menthe restante.

 

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Par la fenêtre, je vois passer sous la neige qui tourbillonne au-dessus de l’Ill trois petits canards qui glissent sur l’eau comme si de rien n’était, pendant qu’une mouette virevolte au milieu de la bourrasque.

Pour mon retour le mois dernier à Strasbourg après plusieurs mois d’activités plus lointaines, le temps a beau être follement poétique, il ne se prête guère à la flânerie exploratrice. Les soirées seront donc consacrées à des valeurs sures, de ces endroits où je peux me rendre en pilotage automatique tant on a tendance à revenir vers le connu.

Donc mardi soir le « R », déjà largement décrit ici, donc inutile de m’étendre outre mesure sur ce lieu qui dissimule derrière une façade banale de la Grand’-rue (banale au point qu’on passe facilement devant cette vitrine anonyme sans s’en apercevoir) une déco agréablement branchouille et surtout des petites préparations aux combinaisons surprenantes, d’inspiration librement japonisante et associées selon des parcours de saveurs contrastées.

Et mercredi, à deux pas de la place Broglie, je retourne à « Une fleur des champs« , où je suis comme toujours accueilli avec une gentillesse confondante par le patron, Michel, un ancien financier reconverti dans la restauration bourlingueuse et biologique – à Tahiti, en Italie, et finalement à Strasbourg où il propose dans une grande salle paisible meublée avec simplicité de pin au naturel des plats pas tout à fait végétariens mais presque, avec une jolie place aux herbes et aux céréales, toujours sur un ton de douceur, de simplicité et de discrétion, à l’image de l’homme lui-même.

Cette fois-ci ce fut un bouillon aux légumes, avec une pincée de millet pour apporter une texture tendre et granuleuse et une touche de miso, sans autre intention exotique, juste pour la pointe de goût, et une énorme portion de beignets de légumes avec une salade verte. Le tout pour à peine 12€ par personne.

Outre le restaurant, « Une fleur des champs » est aussi une petite épicerie bio, avec pour l’essentiel des produits importés d’Italie (les anciens contacts de Michel, mais aussi quelques intéressants produits japonais et un peu d’huiles de massage et de produits de toilette à base d’ingrédients naturels : cette fois-ci, je rapporte dans mes bagages un sachet d’extrait de réglisse pur et du vinaigre d’umeboshi.

La première fois que j’y étais venu, seul, voici près de deux ans, il s’est trouvé que j’étais ce soir-là le seul client, et de ce que je lui ai raconté de mes diverses missions, Michel s’est formé de moi l’image d’un sauveur du monde, faisant voir la lumière aux dirigeants nord-coréens, promouvant la paix et l’harmonie, e tutti quanti.

Malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à lui faire comprendre que je ne suis au mieux qu’un imposteur. Il persiste à m’idéaliser – et à me faire cadeau du dessert, alors laissons-le à son erreur !

Restaurant-épicerie « Une fleur des champs »
4, rue des Charpentiers
67000 Strasbourg
03 90 23 60 60

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