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Posts Tagged ‘Bruxelles’

Après les splendides journées de ces dernières semaines, pourquoi faut-il que la pluie soit au rendez-vous juste le week-end où le programme inclut deux barbecues et la présentation sur la terrasse du KVS (le théâtre royal flamand de Bruxelles et ses productions variées et multilingues) de leur prochaine saison à laquelle des amis ont eu la bonne initiative de nous convier ?

Qu’importe, entre la conversation des participants que je suis heureux de retrouver et les inventions culinaires des uns et des autres, que peuvent bien faire quelques gouttes ?

Côté inventions culinaires, une préparation qui remporte toujours un succès certain est une salade constituée de la recette des cœurs d’artichauts braisés aux citrons confits mélangés à des pâtes (conchiglie ou fusilli, 500 grammes pour les proportions figurant surla recette).

La terrine de viandes à l’estragon part également assez vite à chaque fois.

Mais bon, je ne vais pas faire un billet juste pour recycler les vieilles lunes, voici une recette d’inspiration tunisienne hyper-facile et rapide qui n’en est pas moins délicieuse sur du pain de campagne, pour tremper des chips ou des bâtonnets de céleri:

Trempette de carottes « Ommok houria »

Ingrédients
500 g de carottes
1 gousse d’ail
1 càc de harissa
1/2 càc de graines de carvi (ou de cumin) moulu
2 à 3 càs d’huile d’olive

Préparation
Éplucher les carottes, les râper ou les couper en rondelles fines et les faire cuire dans de l’eau bouillante salée pendant environ 10 minutes jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
Égouttersoigneusement (le bouillon peut resservir pour cuire les légumes de votre prochaine soupe).
Dans un grand bol, mélanger 1 cuillère à soupe de harissa avec l’huile d’olive, l’ail écrasée et le carvi.
Ajouter les carottes, mixer grossièrement ou écraser avec une fourchette (Le résultat doit être un peu granuleux et non complètement lisse comme une purée.)
Laisser refroidir.
Saler selon le goût.
Éventuellement garnir d’olives vertes ou noires, de quartiers d’œufs durs, de câpres au vinaigre…
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Ces derniers temps ont été passablement languissants, mais le bout du tunnel est en vue !

Dès le premier jour de répit, j’ai pu investir l’énergie qui revenait de la meilleure manière qui soit : un déjeuner au jardin (celui d’un bed and breakfast de luxe cruellement situé à peu près à mi-chemin entre Zizi et le Framboisier doré) composé uniquement de desserts, auquel la toute gentille responsable des blogs et réseaux sociaux au sein de l’agence de RP anversoise  Oona (le graphisme du site vaut le coup d’œil) et où se sont retrouvés quelques-unes de mes habituelles complices de la blogosphère culinaire de Bruxelles et un nouveau venu de la lointaine Ardenne.

Très agréable moment à déguster des préparations raffinées du remarquable pâtissier Fabrice Collignon, (une critique de ses fameux macarons sur foodandfashion et une présentation en détail de ses recettes et de l’événement lui-même, bien plus belle et détaillée que tout ce que je pourrais vous faire sur HappyNess Factory) venu en personne présenter ses créations et faire le service de la boule de glace industrielle Carte d’Or (mais bon, il n’avait pas le choix, c’était le produit fourni par le sponsor de l’opération) censée les parachever.

Non moins remarquable, la sélection de vins de dessert effectuée par le sommelier Steve Bette, un mariage absolument parfait où chacun des goûts   de ces desserts complexes avait son répondant dans les arômes des nectars qui les accompagnaient. C’est dans une occasion comme celle-là qu’on apprécie l’importance du mariage vins et mets, et l’art difficile du sommelier !

Cependant, malgré la progression des saveurs du fruité léger (enfin, à condition de ne pas trop regarder le poids de beurre de l’onctueuse crème  de fraises sous sa gelée au basilic) au plus concentré en chocolat café et caramel, je n’ai guère été convaincu par le concept marketing du repas de desserts qu’on souhaitait nous « vendre ».

Certes, dans ces conditions quasi-idéales, avec des recettes aussi élaborées, c’est délicieux et un moyen de « faire original » comme l’ont voulu les restaurants new-yorkais qui ont lancé cette formule, et c’est une meilleure façon de se laisser aller à la tentation des saveurs sucrées que de s’alourdir en fin de repas en prenant de tout à un buffet de desserts.

Mais à l’échelle plus modeste envisagée par les stratèges marketing, celle d’un grand public qui n’est pas forcément prêt à se lancer dans des desserts élaborés, il me semble devoir fatalement induire la saturation du sucré (ou au contraire son appel irrésistible à toujours un peu plus), sans compter avec les difficultés prévisibles pour réunir des amateurs unanimement sans complexes de ligne ou autres régimes…

En revanche, il a réveillé l’envie d’associations « entre-deux », comme un sorbet à la tomate et au basilic, ou une crème anglaise au roquefort…

Et puis de refaire à ma façon cette recette inattendue de cari de pastèque prise sur le blog Bombay-Bruxelles, pas un dessert, justement, mais un plat complet qui utilise pour le meilleur le blanc de la pastèque, une partie du fruit qu’on jette habituellement, au goût peu prononcé mais à la texture agréablement croquante :

Cari de pastèque
Préparation 10 minutes
Cuisson 15 minutes
Se réchauffe très bien.

Ingrédients
1kg de pastèque
2 càs d’huile de tournesol ou autre huile neutre
1 càc de graines de moutarde
1 càc de graines de cumin
1 càc de curcuma
3 gousses d’ail écrasé au presse-ail
1 càc de piment d’Espelette moulu
15 feuilles de caloupilé fraîches (ça se trouve dans les épiceries indiennes sous le nom de curry leaves, mais j’adore le nom français !  Et ça se surgèle très bien)

Préparation
Couper la partie rouge de la pastèque en petits cubes.
En se servant d’une cuillère à pomme parisienne, faire des billes avec la partie blanche de la pastèque. (On peut aussi ajouter un peu plus de blanc conservé après avoir mangé du rouge cru à un autre repas ; et à défaut de cuillère parisienne, on peut aussi peler pour éliminer le vert et couper le blanc en petits morceaux, mais outre le raffinement qu’elle apporte à l’aspect du plat, la cuillère parisienne fait en fait gagner du temps.)
Récupérer tout le jus coulé pendant l’opération.
Faire chauffer l’huile.
Verser les graines de moutarde et quand elles éclatent ajouter les graines de cumin.
Incorporer le piment d’Espelette, le curcuma les feuilles de caloupilé et l’ail pressé. Remuer à la cuillère en bois jusqu’à ce que l’ail dore.
Ajouter le blanc de pastèque, le jus et un peu d’eau si nécessaire.
Cuire à couvert 5 minutes, ajouter le rouge et continuer la cuisson à feu doux pendant 10 minutes.
Servir sur un riz blanc.

Pour la recette originale d’Apolina, c’est ici !

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L’univers d’internet n’est pas que virtuel, il débouche aussi sur des rencontres chaleureuses en chair et en os (et en délices gustatifs…)

Il y a quelques mois, à l’occasion de la visite d’une famille amie de Corée, j’avais cherché  à actualiser mes connaissances sur la spécialité que je prévoyais de leur servir : le traditionnel poulet au vinaigre lyonnais et son non moins traditionnel gratin de cardons, légume tout à fait inconnu en Extrême-Orient, mais qui n’est pas non plus évident à trouver à Bruxelles.

C’est ainsi que j’ai abouti sur le site des Jardins de Pomone, une mine de renseignements sur tous ces légumes rares ou oubliés, leur culture et leur préparation, animé par Anne et José un couple de militants de la biodiversité en croisade contre la malbouffe.

Et parmi leurs liens vers des sites amis, un en particulier attire mon attention d’amateur de cuisine indienne, celui du site Bombay-Bruxelles, où je me suis empressé de tester plusieurs recettes totalement nouvelles pour moi malgré ma fréquentation assidue des livres de Madhur Jaffrey ou du site Mamta’s Kitchen, jusque là quasiment mes seules références, et d’en remercier son auteur, Apolina, qui à son tour signale mon existence à Anne et José, lesquels m’invitent à la réunion bruxelloise de blogueurs culinaires qu’ils organisaient hier dans un de leurs potagers aux portes de Bruxelles : la boucle est bouclée, le virtuel rejoint le réel, et j’ai ainsi pu faire la connaissance non seulement d’Anne et José ainsi que d’Apolina, mais aussi de quelques autres blogueurs venus de Bruxelles et de sa grande banlieue (celle qui s’étend de Paris à la Lorraine) et le cas échéant de leur petite famille :

Diane de Drôle2bouffe, les kamikazes de la spatule
Fabienne de Alice au pays des saveurs
Mark de Passion cuisine
Marielle de Les menus plaisirs de M&M
Myrtille (est-ce bien son prénom ?) de Chez Myrtille
Myriam de Chez Pupuce
Marion de Crumbles et Cassonade
Clémence de Les tentations culinaires de Clémence
Mari de La dînette de Mari
Damien du site 750 grammes (et d’autres encore, honte à moi de les avoir oubliés, signalez-les-moi, je rectifierai !)

La visite de cet extraordinaire potager, récupéré en trois mois de travail acharné sur un bout de terrain vague, m’a permis de découvrir des plantes que je ne connaissais que de nom comme la petite pimprenelle, voire pas du tout comme l’agastache anisée ou la ficoïde glaciale au surprenant goût de fruit de mer, de multiples variétés de basilic ou de sauge (une bouture d’une délicieuse sauge ananas entame son acclimatation à la maison), et a suscité des envies de culture – après tout, il suffit de quelques pots…

De les découvrir, mais aussi de les goûter sous forme de petites soupes froides, de tartelettes, de crème glacée, de rouleaux de printemps, voire de chantilly et de coulis dont ma tenue du jour conservera les marques aussi longtemps que ma mémoire…

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