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Puisqu’on parle de garden-parties, voici ce que j’ai apporté à celle de samedi dans un joli village des bords de Meuse.

Au départ, j’avais pensé au célèbre mojito sans alcool qui dans les périodes où mes publications s’espacent me vaut quasiment la moitié des visites sur ce site depuis Google, mais l’indispensable sirop de pomme verte était en rupture de stock.

Donc je me suis rabattu sur cet autre inratable que voici.

Tout simple, facile à préparer n’importe où, cette boisson fait son efffet sur le buffet – et elle est tout à fait délicieuse.

Accessoirement, c’est un excellent recyclage pour un champagne qui a un peu trop attendu en cave ou un mousseux décevant au naturel !

Bowl aux litchis
1 bouteille de champagne ou autre vin mousseux
1 boîte de litchis au sirop

Mettre les ingrédients au réfrigérateur à l’avance.
Verser dans un saladier, mélanger.
Servir à la louche (dans des coupes à champagne si vous en avez).

Voici quelque temps, j’ai eu le plaisir d’être interviewé par une journaliste de Femmes d’aujourd’hui qui avait apprécié ce blog. Ce qui m’a permis de me rendre compte que celui-ci n’a jusqu’à présent guère rendu compte de ce qui constitue une grande part de ma cuisine quotidienne, à savoir les plats indiens.

Il faut dire qu’il serait difficile de concurrencer en rythme et en richesse l’excellent blog Bombay-Bruxelles tenu par l’authentique Indienne Apolina, mais bon, abondance de recettes ne nuit pas, donc je vais tâcher de rattraper ça, et pour commencer une recette tout à fait basique et très économique.

Les dals (légumes secs bouillis aromatisés d’épices variées et d’une garniture frite) constituent la base de l’alimentation quotidienne en Inde.

Cette recette-ci provient du Kerala, au sud-est du pays. Je l’ai trouvée sur un site local (auquel j’emprunte la photo ci-contre, pas aussi rose que mon résultat) et un peu adaptée en fonction de mes habitudes – et du niveau de piment que supporte un palais européen !

© Kerala Recipes

Quelques ingrédients ne se trouvent pas aisément dans les magasins habituels mais il y a de plus en plus d’épiceries indiennes (ou pakistanaises ou bengalies) dans lesquelles les trouver.

Pour Bruxelles, je donne quelques adresses ici.

Dal rose de lentilles corail du Kerala

25 cl de lentilles corail (masoor dal)
1 boîte de 400g de tomates concassées
6 gousses d’ail écrasées
2 piments rouges
½ càc de curcuma
1 càc de poudre de mangue (amchoor) ou 1 jus de citron

2 càs d’huile
20 feuilles de coulibalé (curry leaves)
½ càc graines de moutarde brunes
6 échalotes, coupées en rondelles
(ou 2 oignons rouges en demi-rondelles)
6 grains de poivre noir
2 piments oiseaux

Bien rincer les lentilles.
Les mettre dans une casserole avec 75 cl d’eau bouillante, les tomates et les gousses d’ail.
Porter à ébullition, réduire le feu au minimum, ajouter le curcuma et les piments rouges.
Laisser mijoter 20 mn.

Dans une autre casserole, faire chauffer l’huile.
Ajouter les graines de moutarde.
Dès qu’elles commencent à sauter, ajouter les feuilles de coulibalé, le poivre, les piments oiseaux et les échalotes.
Faire cuire sur feu moyen jusqu’à ce que les échalotes soient tendres et commencent à dorer.

Verser le contenu de la casserole dans celle contenant les lentilles. Ajouter l’amchoor ou le jus de citron. Saler.

Remuer vigoureusement et servir chaud avec du riz.

Après les splendides journées de ces dernières semaines, pourquoi faut-il que la pluie soit au rendez-vous juste le week-end où le programme inclut deux barbecues et la présentation sur la terrasse du KVS (le théâtre royal flamand de Bruxelles et ses productions variées et multilingues) de leur prochaine saison à laquelle des amis ont eu la bonne initiative de nous convier ?

Qu’importe, entre la conversation des participants que je suis heureux de retrouver et les inventions culinaires des uns et des autres, que peuvent bien faire quelques gouttes ?

Côté inventions culinaires, une préparation qui remporte toujours un succès certain est une salade constituée de la recette des cœurs d’artichauts braisés aux citrons confits mélangés à des pâtes (conchiglie ou fusilli, 500 grammes pour les proportions figurant surla recette).

La terrine de viandes à l’estragon part également assez vite à chaque fois.

Mais bon, je ne vais pas faire un billet juste pour recycler les vieilles lunes, voici une recette d’inspiration tunisienne hyper-facile et rapide qui n’en est pas moins délicieuse sur du pain de campagne, pour tremper des chips ou des bâtonnets de céleri:

Trempette de carottes “Ommok houria”

Ingrédients
500 g de carottes
2 gousses d’ail
1 càs de harissa
1/2 càc de graines de carvi (ou de cumin) moulu
2 à 3 càs d’huile d’olive

Préparation
Éplucher les carottes, les râper ou les couper en rondelles fines et les faire cuire dans de l’eau bouillante salée pendant environ 10 minutes jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
Egoutter soigneusement (le bouillon peut resservir pour cuire les légumes de votre prochaine soupe).
Dans un grand bol, mélanger 1 cuillère à soupe de harissa avec l’huile d’olive, l’ail écrasée et le carvi.
Ajouter les carottes, mixer grossièrement ou écraser avec une fourchette (Le résultat doit être un peu granuleux et non complètement lisse comme une purée.)
Laisser refroidir.
Saler selon le goût.
Éventuellement garnir d’olives vertes ou noires, de quartiers d’œufs durs, de câpres au vinaigre…

Youpi ! Me voilà reparti pour une semaine de croisière en Bretagne sud ! Même si je ne je ne suis pas un marin hors pair, la voile est une part de moi-même qui ne disparaît pas malgré les longues périodes sans pratique.

Je suis heureux de retrouver la mer, le vent, le rythme des manœuvres, le mouvement du bateau…

Ce mouvement du bateau dont l’effet ne se fait pas attendre sur l’estomac de certains qui resteront, verdâtres et frissonnants, dans le cockpit à scruter l’horizon, seul point de repère un peu fixe. Pour ces moments pénibles, la banane est une alliée précieuse : calorique, facile à assimiler, et au pire, si on doit se précipiter sous le vent, elle a le même goût dans les deux sens…

Fort heureusement je suis insensible à ce désagrément : c’est précisément cette capacité à rester debout dans la cambuse par 45° de gîte qui m’a valu de faire mes tous premiers essais de cuisine. Ma maman n’ayant jamais appris les bases à son garçon de fils aîné, je partais de zéro.

Heureusement tout voilier digne de ce nom comporte une cocotte-minute où faire mijoter des préparations roboratives sans crainte de projections, et le livre de recettes correspondant trouve sa place entre les instructions nautiques et l’almanach du marin breton.

La recette des côtes de porc à la flamande est particulièrement indiquée pour se remettre de ses émotions dès l’arrivée au mouillage : l’épluchage des pommes peut se faire dans le cockpit si le temps le permet, la cuisson relativement brève peut être démarrée en vue de la côte et se déroulera seule et sans souci pendant les manœuvres d’approche. Et bien que le nom de la recette n’évoque guère la Bretagne, elle s’accompagne merveilleusement d’un bon cidre bouché !

Côtes de porc flamande

(en autocuiseur)

Ingrédients pour 6 personnes :
6 côtes de porc
12 tranches fines de lard fumé
2,5 kg de pommes reinettes (ou à défaut granny)
1kg d’oignons
poivre noir

Éplucher les pommes et les oignons, les couper en quartiers. Chauffer l’huile dans la cocotte sur feu vif.
Faire dorer les côtes de porc sur les deux faces.
Couper le feu, retirer et réserver.

Tapisser le fond et les bords de la cocotte avec les tranches de lard disposées en étoile.
Mettre par-dessus pommes et oignons ensemble dans la cocotte.
Saler un peu, poivrer abondamment.
Disposer les côtes de porc sur le dessus.
Fermer la cocotte.

Le moment venu, mettre à cuire à feu vif jusqu’à rotation de la soupape puis baisser le feu et laisser cuire 10 minutes.

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